Je me sens fraîche comme si javais mis un Tampax Flower Power ou une aisselle glabre passée sous déo bille Narta. Je me sens femme Barbara Gould (pour quon ne moublie pas) Je me sens exaltée comme un bébé qui viendrait de naître (parce que oui, on tape sur les fesses dun bébé à sa naissance pour quil respire, je regarder « Les Maternelles » moi Madame / Monsieur bonsoir)
Lété nest pas là mais il lest quand même. Juillet de cette année tu me verras à Lyon et même que tu pourras dire « Hey cette fille est Lyonnaise, ça se voit même pas quelle habitait avant dans une campagne Allemande Alsacienne ! Ah si, peut-être le teint blafard et laccent Allemand.. Aaah pourquoi parle-t-elle ?! Je saiiigne ! Je saiiiiiiiigne » Lété est (presque) là, alors je sors ma robe à pois, ma casquette et mon vélo en espérant pouvoir bronzer (un peu quoi merde !)
Quoi quil en soit, je suis allée faire du vélo ce matin, à vrai dire, je voue un culte à Véronique (-nique nique nique) (désolé, cest lécho qui fait ça) et Davina (-a a, Davina a a a ah ah ah ah ah) (désolé, cest lesprit de Dave qui fait ça) donc je me suis dis « Hey, tu vas aller de sportifier toi ma grosse ! » Et en fait, on ne sen rend pas compte mais, dès le levé tu pratiques du sport ! Du genre, il y a la partie où jémerge doucement ma mère me réveille à grand coup de « Tas quelque chose à laver ? Jouvre les volets hein, ya du pain grillé si tu veux. Tu veux faire pipi ? Tu savais que ton Père était vraiment chiant ? Allez, faut aller à lécole.. Ah non cest dimanche aujourdhui, bon vu que tes levée, tu vas aller me faire la vaisselle ! » Le problème cest quil y a trop dinformations qui affluent en même temps jusque mon cerveau atrophié. Et ça surchauffe alors.
Le soleil écartèle ma pupille qui se dilate instantanément. Au même instant, mon cerveau se réveille et linformation cerveau = été prend place. Eté = chaud = vélo = cuisses raffermies et fesses rebondies = rêve. Le soleil, ou « comment rêver éveiller »
Ni une, ni deux, ni même trois, ni encore quatre (nous sommes fous, extrapolons jusquà quatre) je saisi ni une, ni deux, ni même trois, ni encore quatre deux trois fringues, je me vêtis dune casquette et je pars faire une balade en vélo. Etant dotée dune mémoire à toute épreuve, joubli demmener avec moi mes Super Pastilles Contre lAllergie. Le pollen alors agresse mes pupilles, je me retrouve entre deux-trois voitures (la circulation est accrue le dimanche matin) les yeux rouges qui piquent et qui sont gonflés.

Alors forcément, je suis aveugle, par les yeux aussi gonflés quun lapin atteint dune myxomatose et par le soleil de 9h du mat qui maveugle avec ses rayons nocifs. Alors forcément je suis aveugle, et je mélance dans la jungle routière avec autant de joie de vivre que Gilbert Montagné (en claquant des mains comme lui aussi et en levant la tête) mais avec autant de vision que lui. Et ça cest un peu con quand tu veux quand même survivre, malgré les deux voitures qui roulent sur la route à coté de toi.
A ce moment, tu développes une ouïe digne de Superman et tu entends les voitures, tu décides de sortir un crique avec une manivelle pour garder les yeux ouverts et tu rebrousse chemin dans les broussailles qui diffusent encore plus le pollen...
« Aaah, lair de la campagne » diront certains, « Aaah mes yeux » diront les autres et « Aaah ta gueule » diront ceux qui reste.